Fire Emblem - Emblem City

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 [Sheezune] Quête N°2 : La frontière

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Sheezune

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MessageSujet: [Sheezune] Quête N°2 : La frontière   Mar 20 Mai - 18:25

Assise à même le sol quelque peu poussiéreux, je contemplais les gens qui se pressaient ici et là tout en croquant dans une pomme rouge et bien juteuse. Cela faisait bien une heure que le jour s'était levé et je n'avais toujours pas bougé d'ici. A vrai dire, je songeais. A mon ancienne vie, à ma famille que je n'avais jamais connu, à mon meilleur ami que j'avais tué... A cette pensée je me mordis légèrement l'intérieur de la joue et jetai la pomme au loin. Sa couleur rappelait trop de mauvais souvenirs à ma mémoire. Me servant de l'épée que j'avais sorti de son fourreau comme d'une canne, je me redressai tout en époussetant un peu mes vêtements, puis m'étirai longuement. Une belle journée s'annonçait à Emblem, le soleil était au rendez-vous et le sourire flottait sur de nombreux visages, enfants comme adultes. Comme quoi tout n'était pas noir et triste dans ce monde. La joie y avait encore sa place. D'un geste de la main, je retirai le lacet de cuir retenant mes longs cheveux noirs prisonniers. Ceux-ci retombèrent aussitôt dans mon dos en cascade tandis que quelques mèches lisses et rebelles s'éparpillaient sur mon front, éparses. J'observai ensuite le fin morceau de cuir resté dans le creux de ma paume. Mon nom y avait été cousu en lettres dorées. D'après mon meilleur ami c'était pour éviter que je ne le perde, à croire qu'il ne me faisait pas confiance. Un bref sourire passa pourtant sur mon visage en me remémorant la scène. Sourire qui disparut bien vite pour laisser de nouveau place à un visage impassible. Le temps n'était pas au sentimentalisme. Fourrant le noeud dans une des poches de ma tunique, je me mis en marche après avoir replacé correctement le fourreau à ma ceinture. Après tout, un mercenaire sans arme ne pouvait plus prétendre être mercenaire.

Quelques minutes plus tard, je m'apprêtai à bifurquer dans une ruelle lorsque deux personnes m'accostèrent. Prudente, je fus sur le point de dégainer, mais en avisant leurs accoutrements et leurs bras levés en signe de paix, je daignai relâcher ma garde. Ces gens ne seraient pas capables de me faire le moindre mal, ce n'étaient pas des combattants. Tranquillisée, je les étudiai minutieusement du regard. La femme n'était ni très grande ni très corpulente et devait approcher de la trentaine. Vêtue d'une robe grise et rapiécée à plusieurs endroits, elle portait de gros sabots de bois à ses pieds et sa peau d'ordinaire pâle et blanche était maculée de terre. L'homme à ses côtés, en revanche, était plutôt bien bâti et une barbe de plusieurs jours couvrait son menton. Sa peau légèrement brunie par le soleil présentait des traits assez ordinaires et ses grosses mains semblaient être habituées à des travaux manuels. Il portait en tout et pour tout un simple pantalon noir de toile cirée ainsi qu'une veste brune légèrement entrouverte qui laissait entrevoir son torse.
" Excusez-nous de vous accoster de cette manière, mercenaire, mais nous aimerions nous procurer vos services, déclara la femme. Nous sommes des marchands ambulants et nous désirons traverser la frontière. Toutefois nous avons un gros chargement et j'ai bien peur que des bandits ne viennent nous attaquer.
- Comment avez-vous su que j'étais...
- L'épée à votre ceinture ne ment pas, m'interrompit-elle. Nous aiderez-vous ? Evidemment vous serez payée en conséquence.
- Très bien. Où se trouve votre chargement ? demandai-je.
- A quelques mètres d'ici à peine. Nous l'avons laissé dans un cul de sac.
- Sans surveillance ? m'étonnai-je. Bon, allons-y.
Les deux marchands acquiescèrent et me conduisirent jusqu'à l'endroit où leur charette était cachée. L'homme s'approcha d'un cheval à la robe sombre et lui donna une petite tape sur l'encolure avant de se hisser à la place du cocher et de prendre les rênes. Sa femme le rejoignit quelques secondes plus tard. Sitôt après, le marchand fit claquer son fouet et le chariot se mit en branle. D'un bond je sautai à l'arrière où se trouvaient les marchandises et m'assseyai, une de mes jambes pendant légèrement dans le vide. La mission commençait dès à présent.

Je ne sais pas combien de temps nous mîmes pour quitter le centre de la ville, mais à présent nous nous retrouvions à rouler sur une longue route caillouteuse et les turbulences se faisaient nombreuses, notamment lorsque les roues de bois cerclées de fer heurtaient de gros cailloux. Balancée de part et d'autre, je maintenais tant bien que mal mon équilibre et m'accrochais où je pouvais pour ne pas valser hors du chariot. Ce qui n'était pas chose aisée, je dois bien l'avouer. Autour de nous, la végétation se faisait un peu plus présente et plusieurs buissons aux feuilles vertes et tendres s'alignaient le long du chemin. Dans le ciel bleu, l'astre solaire brillait plus fort que jamais. Un peu plus et on aurait pu se croire en plein désert. Passant une main distraite sur mon front, j'essuyai la sueur qui avait commencé à le recouvrir et mis ma main en visière pour ne pas avoir le soleil dans les yeux. Aucune trace de bandits. Peut-être que je n'aurais pas à combattre finalement. Je m'apprêtai donc à me relâcher lorsqu'un bruit de sabot autre que celui appartenant au cheval qui tirait la charette, se fit entendre. Ce n'était pas très distinct, mais j'avais l'oreille assez fine et j'étais sûre de ne pas me tromper.
- Il faut accélérer ! lançai-je soudainement à l'adresse des deux marchands.
- Que se passe-t-il ? s'enquit la femme, quelque peu inquiète.
- Je crois que le comité d'accueil vient à notre rencontre, dis-je simplement en sortant l'épée du fourreau.
Il n'en fallut pas plus à l'homme pour faire claquer les rênes et le cheval noir passa du trot au galop. Malgré tout, les bandits gagnaient peu à peu du terrain, leurs montures soulevant des tonnes de poussière derrière eux. En plissant les yeux je pus distinguer leur nombre. Ils n'étaient que cinq, mais tous à cheval. Et ce détail n'allait pas arranger mes affaires.
- Dans combien de temps atteindrons-nous la frontière ? demandai-je en haussant la voix.
- Dans une vingtaine de minutes tout au plus, me répondit l'homme d'une voix bourrue.
Vingt minutes. Ainsi je devrais les maintenir en respect pendant tout ce laps de temps. Une fois la frontière traversée il n'y aurait plus aucun problème. Les bandits rebrousseraient aussitôt chemin de peur d'être attaqués par les sentinelles.

Un cheval baie sur lequel était juché un homme muni d'une épée de fer rattrapa le véhicule au bout de cinq minutes à peine et voulut le renverser sur le côté, mais profitant qu'il soit assez proche de moi, je pris une légère impulsion et bondis hors du chariot. Je parvins alors à agripper tant bien que mal la crinière du cheval de l'ennemi et, d'un coup de talon, je retirai le pied du bandit glissé dans l'étrier pour y mettre le mien. Me contorsionnant comme je pouvais, j'usai de mon épée pour lui perforer la poitrine avant même qu'il n'ait pu faire le moindre geste, puis me débarrassai hâtivement du cadavre pour me hisser enfin correctement sur le dos de l'animal. Ce dernier hennit et voulut me jeter au sol, mais je tins bon et lui intimai de recouvrer son calme. Je lui assénai ensuite deux coups de talon dans les côtes pour lui ordonner de partir au trot afin de me retrouver à hauteur du cheval noir. Je m'adressai alors aux deux marchands :
- Je vais me charger de ces gêneurs. Attendez-moi dès que vous aurez passer la frontière, c'est bien compris ?
Ils acquiescèrent et j'ordonnai à ma monture de faire demi-tour. Elle s'exécuta sans broncher et se mit au galop dès que je le lui ordonnai. Décidément, ce cheval était bien trop docile pour être celui d'un bandit. Peut-être devrais-je songer à le garder. Repoussant cette pensée en secouant brièvement la tête, je reportai toute mon attention sur les quatre ennemis restants qui fonçaient droit dans ma direction. Je raffermis aussitôt la prise sur mon épée et entamai un duel avec l'un des cavaliers muni d'une bipenne. Nos deux armes ricochèrent l'une contre l'autre et je dus tirer violemment sur les rênes pour faire faire demi-tour à ma monture qui repartit aussitôt au galop.
Une nouvelle fois nous nous retrouvâmes face à face. Un sourire mauvais passa sur le visage du bandit bien décidé à me tuer cette fois-ci. Je souris à mon tour, mais avec cruauté. S'il pensait pouvoir m'anhiler de cette manière... La bipenne décrivit une courbe parfaite, mais je me baissai rapidement et lui fichai l'épée entre les côtes avant de l'arracher sitôt après. Du sang jaillit de la plaie et le cavalier tomba au sol dans un bruit sourd tandis que sa monture, paniquée, s'enfuyait. Plus que trois à présent. Mon cheval couleur baie galopait à vive allure à présent et je profitai de cette vitesse pour trancher la tête du troisième cavalier au passage et venir titiller le côté droit du second ennemi, du bout de mon épée. Mais il la repoussa à l'aide de sa lance qu'il tendit ensuite horizontalement devant moi afin de me faire chuter au sol. J'ordonnai alors à mon monture de s'écarter en catastrophe.
- Vivement que ce combat se termine, songeai-je. Je ne suis pas très à l'aise à cheval pour combattre.
Le cavalier à la lance récidiva et voulut m'empaler cette fois-ci, mais je repoussai l'arme à l'aide de mon épée avant d'attraper rapidement le poinçon que j'avais dissimulé dans ma botte. Je le lançai aussitôt dans sa direction et l'arme tranchante l'atteignit en plein coeur. Je m'approchai ensuite rapidement de lui afin de récupérer la lame courte avant qu'il ne s'écroule et reportai mon attention droit devant moi. Le bandit survivant en avait profité pour repartir à l'assaut du chariot. Il ne m'en fallut pas plus pour lancer le cheval baie au galop afin de le rattraper. Se sentant menacé, le rescapé se retourna légèrement et son regard sombre croisa brièvement le mien. A en juger la lueur déterminée que j'avais perçu dans ses yeux, cet homme n'était décidément pas prêt à mourir sous ma lame. Ses talons battirent les flancs de sa monture couleur de neige qui augmenta encore l'allure, me distançant de plus en plus. J'encourageai ma monture à accélérer à son tour, mais elle commençait sérieusement à peiner, harassée par la chaleur et la fatigue. A ce rythme elle ne tiendrait plus très longtemps. Combien de minutes s'étaient écoulées à présent depuis le début de cette bataille ? Dix minutes ? Quinze minutes ? Plus ?
- Allez ! lançai-je à l'adresse du cheval couleur baie. Encore un dernier effort et tu pourras te reposer.
Ayant perçu le message, l'animal puisa dans ses dernières ressources et ses foulées se firent de plus en plus puissantes, de plus en plus rapides. Et bientôt je fus à hauteur du dernier cavalier ennemi. Levant mon épée, je m'apprêtai à frapper, mais il fut plus rapide que moi et me toucha à l'épaule. Grimaçant légèrement, je fis pourtant abstraction de la douleur et profitai de cette ouverture dans sa garde pour lui perforer la poitrine. Le cavalier s'écrasa au sol dans un bruit sourd. D'un geste, j'attrapai à la hâte la bride du cheval couleur de neige pour le forcer à s'arrêter tout comme le cheval baie qui était à bout de force. Je mis ensuite pied à terre, accordai une caresse à ma monture et me hissai sur le dos du cheval blanc. Puis, sans plus attendre, je le lançai au galop. Il était temps de rejoindre le chariot à présent.

Je retrouvai les deux adultes sitôt après avoir traversé la frontière. La marchande descendit aussitôt de la charette et se précipita vers moi.
- Vous avez été fantastique mercenaire ! Sans vous nous ne nous en serions jamais sortis.
- Je n'ai fait que mon travail, dis-je simplement en mettant pied à terre.
- Tenez, tenez.
Elle me tendit une petite bourse de cuir.
- C'est pour vous. Nous ne vous remercierons jamais assez. Mais dites-moi au moins votre nom.
- Sheezune. Sheezune, tout simplement.
- Eh bien Sheezune, j'espère que nous nous reverrons.
Elle avisa soudainement ma blessure.
- Mais vous êtes blessée !
- Ce n'est rien, lui assurai-je. J'en ai vu d'autres. "
Ce fut sur ces mots que les deux marchands quittèrent Emblem à bord de leur chariot.


Dernière édition par Sheezune le Mar 27 Mai - 20:37, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [Sheezune] Quête N°2 : La frontière   Mar 20 Mai - 20:20

Génial ! 8D Ca vaut bien 160 points d'expérience. =)


Dernière édition par Rindar le Mer 21 Mai - 8:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Sheezune] Quête N°2 : La frontière   Mar 20 Mai - 22:31

Pourquoi Génis? C'est Sheezy^^ Ca fait aussi 500 écus et 20 points de réputation...
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MessageSujet: Re: [Sheezune] Quête N°2 : La frontière   Mer 21 Mai - 8:25

Mdrrr. xD J'voulais marquer Génial. XD
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MessageSujet: Re: [Sheezune] Quête N°2 : La frontière   Mer 21 Mai - 11:40

Bah, je comprend. Après tout, je suis génial Very Happy
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Edmondo



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MessageSujet: Re: [Sheezune] Quête N°2 : La frontière   Ven 22 Aoû - 12:18

Bon texte, bien construit, agréable à lire...

Il le serait encore plus si le texte était un peu plus aéré.^^ Mais ce n'est qu'un détail...

Sinon, il est frappant de constater la différence entre tes textes de maintenant et ceux d'avant. C'est une excellente progression!
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MessageSujet: Re: [Sheezune] Quête N°2 : La frontière   

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[Sheezune] Quête N°2 : La frontière
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